Séminaire Sexe et Genre

Ce que les « mauvaises filles » font à la psychanalyse

27 mars 2026
14h - 16h30

Avec l’émergence de la sexologie (19e s.), médecine, psychiatrie et psychanalyse ont produit des discours savants sur les paroles, corps, sexualités et comportements des femmes. Diagnostics, médicalisation, pathologisation ont depuis servi à les assigner à des rôles genrés (mère, épouse) et à maintenir hiérarchies et normes sociales. Mais toujours des mauvaises filles ont refusé ces carcans et résisté aux discours stigmatisants.

Ces femmes qui se soulèvent, se révoltent, écrivent et vivent des formes de liberté, ces mauvaises filles ont beaucoup à apprendre à la psychanalyse.

INTERVENANTE

Laurie Laufer, professeure en études psychanalytiques IHSS, directrice de l’UFR Institut des Humanités, Sciences et Sociétés, Université de Paris Cité.

Bibliographie:

  1. Les Héroïnes de la modernité. Mauvaises filles et psychanalyse matérialiste, La Découverte, 2025
  2. Vers une psychanalyse émancipée. Renouer avec la subversion, La Découverte, 2022
  3. « Du rire à la joie : psychanalyse, féminisme et politique », Cahiers du genre 68, 2020/1 : 191-218.
  4. Avec Boehringer Sandra, « La libération sexuelle n’a pas eu lieu », in Boehringer & Laufer (dirs), Après Les Aveux de la chair. Généalogie du sujet chez Michel Foucault, Paris, EPEL, 2020, p.7-19.

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