Présence du corps, en médiation et autres lieux

Avoir un corps

17 novembre 2021
19h - 20h30

  • Paris Saint-Martin/Conté
Amphi. Abbé-Grégoire, accès 16
Le fait d’avoir un corps passe pour une évidence et pourtant, à y regarder de plus près, il pourrait apparaître cette étrangeté que l’on puisse avoir un corps qu’on n’est pas. Ce qui génèrerait une approche différente de l’être et de l’avoir.

PRESENTATION 

Les effets physiques et psychiques de la pandémie sont loin d’être entièrement connus. S’ils brouillent les repérages traditionnels et troublent la pensée, ils modifient le rapport sensible au corps. La présence évidente qui le caractérisait s’est déchirée et les atteintes et contraintes extérieures qu’il subit révèlent que le corps s’inscrit non seulement dans les diverses jouissances liées à l’activité humaine, mais aussi dans d’autres, plus obscures, qui mettent en relation avec la mort.

Cette irruption du réel du corps demande à être interrogée dans des aspects que, naguère, le culte voué à l’apparence, à la performance, avait voilés mais qui, par l’évolution actuelle du monde, surgissent et ne peuvent plus être ignorés.

PROGRAMME

MERCREDI 2 FEVRIER 2022 - Présence II : Quand parle le corps

Quelles relations entretiennent la psyché et le soma ? La signification de ces deux entités, pourtant bien établie dans la culture occidentale, mérite d’être interrogée à partir de ce qui les trouble dans leur rapport au monde actuel.

MERCREDI 6 AVRIL 2022 - Présence III : Représentation et corps impossible

L’art, le travail, la science mobilisent une représentation du corps pour la rendre compatible avec les objectifs que la doxa de l’époque leur assigne. Peut-il exister une vérité du corps qui ne soit pas seulement contingente ?

MERCREDI 1ER JUIN 2022 - Présence IV : La dématérialisation des corps

Dès l’antiquité, comme le montre l’histoire des religions, le corps embarrasse, soit en le célébrant, soit en le niant. Le monde contemporain multiplie les modalités techniques qui permettent de mettre les corps à distance tout en facilitant les relations. En quoi cette dématérialisation généralisée influe-t-elle sur les affects et sur la pensée ?

On ne veut pas de la chose lacanienne d’où la difficulté de concevoir l’autre. Pour qu’il y ait création, il faut se coltiner la Chose, ce vide primordial qui est la trace de la disparition de la relation première à l’autre, devenu définitivement inatteignable.