Séance annulée

Histoire de la sobriété numérique : quand la compression était reine

12 mai 2022
14h - 17h

  • Paris Saint-Martin/Conté
Amphi. Abbé-Grégoire, accès 16
Très tôt, l’humain a souhaité communiquer et selon les canaux disponibles, sont apparus différents modes de communication abrégés et compressés (codes télégraphiques, sténographie, codes Morse et Baudot), parfois en liaison avec la crytographie. La théorie de Shannon (1948) a proposé de nouvelles bornes, incitant à d’importantes recherches pour les atteindre (formats zip, mp3, jpeg, mpeg, pdf, etc.), mettant en œuvre des outils mathématiques sophistiqués.

SEANCE ANNULEE

Avec l’apparition de réseaux évolués, de nouvelles demandes se font jour : compression presque sans perte, latence, puissance de calcul, mémoire, aspect perceptif, appliquées à toujours plus de supports d’information : textes, sons, images, vidéos, signaux et mesures.

Nous évoquerons enfin, l’impact de l’intelligence artificielle, des nouvelles tendances d’algorithmes plus simples et plus efficaces, en vue d’une plus grande sobriété numérique.

INTERVENANT

Jean-Jacques Quisquater est ingénieur en mathématiques appliquées (UCLouvain, Belgique) et a un doctorat d’Etat en informatique (LRI, Orsay). Il a travaillé 20 ans pour un laboratoire de Philips, à Bruxelles, surtout sur des problèmes de cryptographie et sur son intégration forte dans les cartes à puce à la fin des années 80. Puis, il a été de professeur de cryptographie et de cybersécurité à l’université UCLouvain, à Louvain-la-Neuve, pendant 20 ans. Il a eu l’occasion de côtoyer la compression dans son application à la carte à puce, grâce à la stéganographie (il faut résister à la compression), le traitement du signal, etc. Il a une collection de codes télégraphiques. Il est membre titulaire de l’Académie Royale de Belgique. Il a cofondé une société, intoPIX, leader mondial en compression, dirigée par d’anciens étudiants.