Exposition photo

Sur les chemins de l'exil... l'extraordinaire courage des femmes

20 juin 2016

Sur les grilles du Cnam
292 rue Saint-Martin
et 60 rue Réaumur
Paris 3e
  • Paris Saint-Martin/Conté
60 millions de personnes sont aujourd’hui déplacées par les guerres ou les persécutions. Il s’agit de la plus grande crise migratoire dans le monde depuis la seconde guerre mondiale. Plus de la moitié de ces personnes sont des femmes.
Qu’elles soient afghanes, syriennes, congolaises, burundaises… l’histoire de ces femmes exilées est unique. Leur portrait témoigne de leur force et de la très grande résilience dont certaines font preuve.
Car sur les chemins de l’exil, les femmes sont particulièrement vulnérables aux abus, comme les violences sexuelles. Qu’elles se déplacent seules, le long de routes dangereuses, de nuit parfois, ou séjournent dans des lieux dépourvus de sécurité, elles sont exposées à d’importants risques. L’exposition Sur les chemins de l’exil… l’extraordinaire courage des femmes, cherche à saluer la vaillance de ces femmes qui tentent de vivre et survivre malgré les épreuves traversées.

 

HCR Cnam Sœur Angélique Namaika travaille à Dungu depuis une dizaine d’années pour venir en aide aux femmes déplacées et rescapées des sévices perpétrés par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Grâce à l’aide du HCR, elle a mis en place la Maison de la femme où elle propose des ateliers de formation dans l’agriculture, la couture, et des programmes d’aide psychologique. Elle a également ouvert une boulangerie semi-industrielle. Sœur Angélique a obtenu le prix Nansen en octobre 2013.

HCR CnamManeera, 70 ans, a fui la guerre avec ses trois fils et leurs femmes après avoir survécu à la destruction d’Alep, leur ville natale. Alors qu’elle croyait l’horreur de la guerre derrière eux, une nouvelle tragédie s’abat lorsque son plus jeune fils meurt d’une crise cardiaque deux jours après leur arrivée en Irak. Maneera vit maintenant avec toute sa famille dans un camp de réfugiés en Irak.

Les sœurs Mardini ont fui la Syrie en août 2015. Elles sont passées par le Liban, puis la Turquie où elles ont payé des passeurs pour aller jusqu’en Grèce. Leur première tentative échoue. HCR CnamElles retentent leur chance sur un canot bondé dont le moteur s’arrête après une heure et demie en mer. Les sœurs Mardini ainsi que trois autres réfugiés se jettent à l’eau pour pousser le bateau jusqu’à l’île de Lesbos en Grèce.

Logo UNHCR

Qu'est-ce que le HCR ?


 
 
  • Créé en 1950, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, pour venir en aide aux Européens déplacés par le conflit, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a eu un mandat initial de trois ans pour accomplir son travail. Face à l’ampleur de la tâche, son mandat fut prolongé et l’utilité du HCR ne fut plus jamais remise en question.
    Son objectif premier est de sauvegarder les droits et le bien-être des réfugiés et apatrides. Il cherche à garantir à toute personne asile et refuge dans un autre État, tout en préservant la possibilité pour elle de retourner, librement ou volontairement, dans son pays d’origine, de s’intégrer sur place ou de s’installer dans un pays tiers.
     
  • Quelques chiffres :
    - Les collaborateurs du HCR sont présents dans 125 pays
    - Ils s’occupent de 42,9 millions de personnes :
    23,9 millions de déplacés internes, 11,7 millions de réfugiés, 1,8 million de rapatriés, 3,5 millions d’apatrides, près de 1,2 million de demandeurs d’asile et 836 000 autres bénéficiaires
    - L’action du HCR lui a valu de recevoir deux fois le prix Nobel de la paix, en 1954 et en 1981