Cycle / Les matinales de l'Ifris

Sciences et technologies émergentes : pourquoi tant de promesses ?

10 décembre 2015
9h - 10h30

  • Paris Saint-Martin/Conté
Les Matinales de l'Ifris sont organisées en partenariat avec l’Université Paris-Est (UPE), avec le soutien du Cnam.
Matinée articulée autour de l’ouvrage Sciences et technologies émergentes : pourquoi tant de promesses ?, dirigé et édité par Marc Audétat, Dominique Vinck, Gaïa Barazzetti, Gabriel Dorthe, Claude Joseph et Alain Kaufmann (Éditions Hermann).

Les technosciences (numériques, bio et nanotechnologies, neurosciences, médecine personnalisée, biologie de synthèse) sont accompagnées de promesses fabuleuses à l’attention du public et des décideurs. L’économie des promesses qui en résulte affecte le régime de financement de la recherche et la gouvernance du changement sociotechnique. Elle crée de l’engouement, soutient la compétition scientifique, attire des ressources financières et légitime d’importantes dépenses publiques.
Cet ouvrage réunissant une vingtaine d'auteurs met en évidence les cycles accélérés d’enthousiasme et de désillusion, les décalages entre horizons d’attente et les questions démocratiques qu’ils soulèvent. Fondé sur des recherches de terrain relevant de l’étude sociale des sciences et des techniques, de la philosophie et de l’histoire, il examine les formes alternatives d’organisation de la recherche, de participation citoyenne et de répartition des droits de propriété et des bénéfices, et montre qu’une forme de ralentissement des promesses, non des sciences, favoriserait l’articulation de ces dernières avec les besoins de la société.
L’ouvrage réunit des textes sur ce régime des promesses technoscientifiques.

Après une présentation du livre par Marc Audétat, politologue, docteur ès sciences, et chercheur à l’Interface sciences, société de l’Université de Lausanne en sociologie des sciences et techniques, et Dominique Vinck, professeur à l’Université de Lausanne, le débat sera introduit par :
Sarah Aguiton, post-doctorante de l’Ifris au Centre Alexandre-Koyré, poursuit ses travaux sur l’économie politique des risques liés au changement climatique après une thèse de doctorat sur La démocratie des chimères. Gouvernement des risques et des critiques de la biologie synthétique et des travaux sur les biotechnologies et la biologie de synthèse,
Jean Foyer, chargé de recherche à l’Institut des sciences de la communication, CNRS Paris, auteur de Il était une fois la bio-révolution : nature et savoirs dans la modernité globale (Presses universitaires de France, 2010), lequel a étudié les mouvements sociaux indigènes et environnementaux, les controverses autour de la bioprospection, les OGM ou encore les nanotechnologies et les politiques publiques de conservation de l’agro-biodiversité.

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