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Martin Schultz - L'avenir du projet européen

15 mars 2012

Durée : 92 minutes
Conférence de Martin Schultz, président du Parlement européen. Elu le 17 janvier 2012, il a annoncé, dans son 1er discours, qu’il sera «un président qui fera tout pour regagner la confiance que les citoyens ont perdue dans l’unification européenne et susciter de nouveau l’enthousiasme pour l’Europe».

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Le recteur Christian Forestier, administrateur général du Cnam et Catherine Lalumière, présidente de la Maison de l’Europe, reçoivent Martin Schultz, président du Parlement européen. Député européen de nationalité allemande (groupe Socialistes et démocrates, S&D), son mandat de Président court jusqu’aux élections européennes de juin 2014.

« L'Europe de l'après-guerre repose, au contraire, sur le constat lucide que nos intérêts ne peuvent plus être dissociés de ceux de nos voisins, sur l'idée que l'Union européenne n'est pas un jeu à somme nulle dans lequel l'un doit perdre pour que l'autre gagne. C'est exactement l'inverse : soit nous perdons tous, soit nous gagnons tous. (…)
L'idée européenne est fascinante. Elle s'est imposée comme une réponse de la seconde moitié à la première moitié du XXe siècle.
Comment illustrer la première moitié du siècle passé ? La haine, la conduite de politiques de grande puissance, l'incitation au rejet d'autrui, le mépris des êtres humains, les tranchées de la Première Guerre mondiale et les goulags staliniens. Les chambres à gaz d'Auschwitz comme le degré zéro de l'histoire de notre civilisation.
Durant la seconde moitié du XXe siècle, l'unification européenne et les institutions communes de l'Europe nous ont valu de connaître la plus longue période de prospérité et de paix de notre histoire.
En 1989, ce fut la fin du Rideau de fer. L'Allemagne s'est réunifiée. En 2004 et 2007, d'anciens pays membres du pacte de Varsovie sont entrés dans l'Union européenne, rétablissant ainsi l'unité culturelle et politique d'un continent artificiellement divisé durant quarante ans. Quelle réussite ! Pourquoi avons-nous perdu la capacité d'en être fiers ? Pourquoi acceptons-nous que l'on parle défavorablement de cet exceptionnel acquis historique ? »
Discours inaugural de Martin Schulz, à la suite de son élection, 17 janvier 2012