À revoir / Conférence

Laïcités et religions en République. Questions d’hier et d’aujourd’hui autour des combats de l’abbé Grégoire

20 novembre 2015

  • Paris Saint-Martin/Conté
Nos interrogations actuelles sur la place des religions dans la République et sur l’enseignement d’une morale civique nous amènent à relire les engagements et les combats de l’abbé Grégoire. Il ne s’agit pas d’y rechercher des origines fondatrices ou des leçons susceptibles, mais de permettre de comprendre les enjeux des débats suscités en son temps par la question religieuse et le rôle assignées aux Églises dans le contexte de la construction et des transformations rapides de l’espace politique
  • Ouverture du colloque par Olivier Faron, administrateur général du Cnam, et Bruno Benoit, président de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG)
  • Présentation du colloque : Jean-Pierre Schmitt, et Jean-Luc Chappey
    République, religion, laïcité… Les mots et leurs sens, d’hier à aujourd’hui
    Isabelle Brian et Évelyne Oliel
     
Session 1 - Religions, communautés et Nation. Grégoire et la question de la citoyenneté
Présidée par Jean-Luc Chappey
Présentation : Céline Borello
Table ronde : Jean Dubray, Julien Edrom, Mathieu Ferradou, Françoise Martin, Évelyne Oliel, Franck Schwab
11h30 - Discussions


Session 2 - Questions autour d’un espace républicain et laïc
Présidée par Isabelle Brian
Présentation : Paul Chopelin
Table ronde : Jean-Luc Chappey, François Da Rocha, Bernard Gainot, Christine Guimonnet, Malik Mellah
Discussions

 


Session 3 - Les effets du Concordat. L’État et les religions au 19e siècle
Présidée par Évelyne Oliel
Présentation : Rita Hermon-Belot
Table ronde : Jacques-Olivier Boudon, Philippe Boutry, Marc Charbonnier, Didier Doix, Caroline Fayolle, Hubert Tison
Discussions
 
  • Conclusion : Pierre Fauchon

Il convient de réfléchir aux modalités théoriques, politiques et sociales qui ont successivement été mobilisées dans l’émergence du nouvel espace politique entre 1789 et 1791 (adoption de la première Constitution), dans la construction d’un espace public républicain caractérisé par la première loi de séparation de l’Église et de l’État (février 1795) et dans la mise en place du Concordat à partir de 1802.
 
Trois thématiques sont ainsi privilégiées :
 
→ La question du rapport entre la question religieuse et la construction de la communauté politique entre 1789 et 1791. De la « tolérance » des Lumières et de l’édit de 1787 qui accorde la reconnaissance civile à la communauté protestante aux débats autour de l’intégration des communautés juives dans la Nation, il s’agira du rôle joué par les questions religieuses dans la construction de la communauté de citoyens.
→ La question posée, à partir de 1795, par la construction d’un espace public républicain et laïc face auquel l’abbé Grégoire, engagé alors dans la constitution d’une Église réconciliée avec la République, a pu prendre des positions critiques. Sur quelles bases le régime directorial a-t-il cherché à construire une morale civique ? Comment penser la République sans religion nationale et officielle ?
→ Les enjeux et la portée du Concordat dans la recomposition des relations entre l’État, les églises et les religions.

L’objectif de cette rencontre est favoriser les échanges et débats entre chercheurs, enseignants d’aujourd’hui et de demain, et plus largement tous ceux qui ne peuvent rester indifférents à ces débats aux résonnances actuelles.
La première loi de séparation est inaugurale dans la construction de l'État moderne. Sa radicalité était alors inséparable du processus révolutionnaire français. Elle est pourtant délibérément ignorée, ou majoritairement inconnue, aujourd'hui. Nous souhaitons rappeler ce que furent ses enjeux, toujours actuels, sa portée, ses liens et ses différences avec la loi de 1905.
► Intervenants :

Céline Borello,  maîtresse de conférences en histoire moderne, Université de Mulhouse-Colmar
Jacques-Olivier Boudon, professeur d’histoire contemporaine, Université Paris-Sorbonne
Philippe Boutry, professeur d’histoire contemporaine, Université Panthéon-Sorbonne
Isabelle Brian, maîtresse de conférences en histoire moderne, Université Panthéon-Sorbonne
Jean-Luc Chappey, maître de conférences habilité à diriger les recherches en histoire moderne, Université Panthéon-Sorbonne
Marc Charbonnier, vice-président de la régionale d'Île-de-France de l'APHG, secrétaire de rédaction adjoint de la revue Historiens & Géographes, professeur d'Histoire-Géographie, Lycée Emmanuel-Mounier, Châtenay-Malabry
Paul Chopelin, maître de conférences en histoire moderne, Université Jean-Moulin Lyon 3
François Da Rocha, secrétaire général adjoint de l'APHG, responsable de la commission pédagogique national des lycées, Lycée Jean-Moulin, Roubaix
Didier Doix, professeur d’Histoire-Géographie
Père Dubray, docteur en philosophie, lettres et théologie
Julien Edrom
, professeur certifié d’histoire
Caroline Fayolle, professeure agrégée d’histoire, docteure en histoire
Pierre Fauchon, sénateur honoraire du Loir et Cher
Mathieu Ferradou, doctorant, Lycée Jean-Monnet, Mortagne-au-Perche
Bernard Gainot, maître de conférences honoraire, habilité à diriger les recherches en histoire moderne, Université Panthéon-Sorbonne
Christine Guimonnet, secrétaire générale adjointe de l'APHG, responsable de la commission pédagogique du civisme, Lycée Paul-Claudel, Laon
Rita Hermon-Belot, directrice de recherche, EHESS
Françoise Martin, responsable de la commission pédagogique des collèges, collège Claude-Girard, Châtillon le Duc
Malik Mellah, professeur agrégé d’histoire
Évelyne Oliel, maîtresse de conférences en histoire moderne, Université Panthéon-Sorbonne
Jean-Pierre Schmitt, professeur honoraire du Cnam
Franck Schwab, président de la régionale de Lorraine de l'APHG, Lycée Henri-Loritz, Nancy
Hubert Tison, secrétaire général de l’APHG