Cycle de conférences

Utilisation rationnelle de l’énergie et environnement

7 mars 2017 - 18h15
28 mars 2017 - 20h15

  • Paris Saint-Martin/Conté
18e cycle de conférences Cnam et Société des ingénieurs de l'automobile (SIA)
  • 7 mars - Utilisation de poudres lignocellulosiques en moteur à combustion interne
    Gilles Vaitilingom
    Le développement d'alternatives aux carburants pétroliers est une nécessité stratégique pour accompagner la transition énergétique. Les carburants issus de la biomasse sont généralement considérés comme l'approche la plus pertinente en raison de la disponibilité de la ressource, de son caractère renouvelable et de son faible impact environnemental. Mais les biocarburants liquides et gazeux sont complexes et coûteux à produire. La solution présentée ici permet de valoriser directement en moteur le comportement explosif des poudres de biomasse finement broyée.
    Les chercheurs de l'INRA et du CIRAD ont mis au point une technologie capable de faire fonctionner un moteur avec des poudres de biomasses d'origines variées (résidus agricoles, forestiers, papier/carton). Un groupe industriel, qui développe les énergies renouvelables sur le territoire français et produit de l'électricité éolienne et solaire, s’intéresse à cette solution. Sa filiale POWDERIS étudie des carburants poudreux pour moteurs et bruleurs et souhaite développer un groupe électrogène à poudre de biomasse.
     
  • 14 mars - Contribution des véhicules légers et lourds à la réduction de la demande énergétique et des émissions de CO2 à horizon 2030 dans le monde
    Jean-Luc Brossard
    Afin d’apprécier les évolutions des émissions de CO2 dans le monde à horizon 2030, un modèle de projection des parcs, ventes et mix technologique des véhicules légers et poids lourds a été construit.
    L’industrie automobile doit tenir compte, au cours de la prochaine décennie, de nombreux critères : l’impact environnemental, les stratégies énergétiques mondiales, (intégrant les potentiels d’énergies fossiles et de leurs alternatives), les évolutions sociétales, les nouveaux usages ainsi que les évolutions technologiques et règlementaires.
    La PFA a ainsi mené, en collaboration avec le cabinet BIPE, une étude portant sur la demande en énergie des véhicules routiers, dans une vision mondiale à l’horizon 2030. Les mix énergétiques qui en résultent, ont été fondés sur des données partagées par les experts représentant l’ensemble de la filière, à savoir : l’évolution envisageable des différents sous-jacents macroéconomiques (prix du pétrole, croissance du PIB, interactions entre les économies des différentes zones….) à l’échelle mondiale, les stratégies nationales post COP21 et COP 22, les évolutions réglementaires par zone, l’évolution des comportements liés à l’automobile via notamment la pratique de nouvelles solutions de mobilité. Il a donc été possible de déterminer l’impact des différents paramètres sur les intentions d’achat et ainsi modéliser un certain nombre de scénarios à même de définir des prévisions de vente dans chaque pays, dans chaque région et pour chaque type de motorisation. Cette étude a intégré la mobilité électrique, l’hybridation, l’hydrogène, le gaz et toute forme de motorisation alternative. La PFA a mis ces scénarios à la disposition de l’ensemble des acteurs de l’automobile afin de leur permettre de construire une stratégie adaptée.
     
  • 21 mars - Design environomique des véhicules hybrides électriques
    Zlatina Dimotrova
    Les besoins d’améliorer l’efficacité amènent à chercher de nouvelles méthodologies qui sont structurées et qui permettent l’intégration de la vision coût/efficacité pour les différentes technologies énergétiques dès le début de la démarche de conception des véhicules et leurs systèmes de propulsion. L’évaluation des impacts environnementaux est également nécessaire. Dans ce contexte, l’objectif de cette présentation est de présenter une méthodologie de conception de systèmes énergétiques pour les véhicules qui est capable de considérer de manière holistique des critères environomiques de conception. Pour concevoir et évaluer la compétitivité des systèmes énergétiques intégrés, une comparaison systématique incluant des considérations thermodynamiques, économiques et environnementales est nécessaire. L’idée est d’obtenir d’une manière simultanée une population de possibles solutions de design, qui sont optimales d’un point de vue technique, économique et environnemental. L’ « intelligence génétique » est appliquée à des véhicules hybrides de classe D, pour le design holistique des systèmes de propulsions, selon les critères « environomiques ». Ainsi le coût est estimé, le choix technique est illustré et les impacts environnementaux sont évalués.
     
  • 28 mars - Au cœur de l’injection : étude de l’atomisation des liquides par diagnostics optiques avancés
    Jean-Bernard Blaisot
    La compréhension et la modélisation des processus physiques impliqués dans l’utilisation des carburants liquides passent par la détermination expérimentale des propriétés des écoulements, depuis l’intérieur même de l’injecteur, jusqu’aux endroits où la combustion est initiée. Ces écoulements sont caractérisés par une fragmentation des éléments liquides, l’atomisation, qui se produit à des échelles de temps de l’ordre de la microseconde et des échelles spatiales de l’ordre du micromètre. Nous verrons comment cette atomisation est sondée par voies optiques. Pour cela, des techniques expérimentales de pointes permettant de déterminer la nature et les propriétés de ces écoulements seront présentées. On verra ainsi, grâce à des techniques d’imagerie avancées, comment il est possible d’analyser la présence de cavitation dans un injecteur, de suivre l’évolution temporelle de la déformation des interfaces gaz-liquide à l’origine de la fragmentation ou encore de mesurer la vitesse des structures liquides en cours d’atomisation.
18e cycle de conférences organisé en partenariat avec l’Institut français du pétrole (IFP)-École du pétrole et des moteurs, et l'Institut Jean Le Rond d'Alembert-Université Pierre et Marie Curie,  par la Société des ingénieurs de l’automobile de France (SIA) et de Roumanie (SIAR) et l'équipe pédagogique nationale Bâtiment et énergie.