Le printemps de l'économie 7e édition

Travail : un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout?

Printemps de l'économie 7e édition

18 mars 2019
8h - 20h30

  • Paris Saint-Martin/Conté

Amphithéâtre Paul-Painlevé


Le Printemps de l’économie est un événement organisé par l’association les Économiques, créée en 2010 et présidée par son fondateur Pierre-Pascal Boulanger et Rémi Jeannin, son vice-président.
  • 8h-9h15 / Ouverture du Printemps de l’économie : Travail, mon amour ?

Session Les Économiques avec l’OIT (Inscription obligatoire pour assister à la session suivante)

8h Mot d'ouverture, Rémi Jeannin, vice-président du Printemps de l'économie

8h05-8h50 Les français et le travail en 2030
Comment les français voient-ils le travail à l'horizon 2030 ? Des emplois auront-ils totalement disparus, ou seulement une partie des tâches sera automatisée ? Comment voient-ils évoluer la qualité de vie au travail et le temps de travail ? Comment défendront-ils leurs intérêt ? Voici quelques-unes des questions sur lesquelles des membres du Conseil scientifique du Printemps de l'économie ont décidé de sonder le ressenti des français, confrontés à une période de mutations du travail sans précédent. La session présentera les résultats et analyses du sondage OpinionWay pour le Printemps de l’économie à ce sujet.

Intervenant.e.s :
Selma Mahfouz, directrice de la DARES - service statistique du ministère du Travail
Frédéric Micheau, directeur des études, OpinionWay
Animation : Bénédicte Tassart, journaliste économique et présentatrice, RTL

8h50-9h15 - L’OIT a 100 ans !
L'Organisation internationale du travail fête ses 100 ans de sa naissance. Quel est le bilan que l'on peut faire de son action ? Quels sont ses objectifs pour le siècle prochain ?

Intervenant.e.s :
Guy Ryder, directeur général de l'OIT
Cyril Cosme, directeur de bureau de l'Organisation internationale du travail pour la France
Animation : Dominique Rousset, journaliste et productrice de l'émission Matières à penser, France Culture

  • 9h15-10h15 / Formes historiques de la mise au travail

Session conçue par Jérôme Bourdieu - EHESS/PSE Ecole d'Économie de Paris

Cette session discutera des conditions de travail à différentes périodes :
- Les diverses formes d'esclavage dans la Grèce ancienne (asservis pour dettes, Hilotes, esclaves marchandises)
- Les conditions des anciens esclaves, puis des immigrés censés les remplacer, aux Amériques, dans l'Océan indien, en Afrique et dans nombreuses régions d'Asie jusqu'à nos jours.
- Les conditions de travail effroyables dans les cuisines des restaurants parisiens à la fin du XIXe siècle.

Intervenant.e.s :
Martin Bruegel, directeur de recherche, Membre de l’équipe ETT du CMH, ENS, INRA
Alessandro Stanziani, directeur d'études au CRH de l’EHESS, Directeur de recherche CNRS
Julien Zurbach, maître de conférences d’histoire grecque, ENS Paris
Animation : Pierre-Henri de Menthon, directeur délégué de Challenges

  • 10h30-11h45 / Intelligence artificielle : quelle place pour le travail ?

Session conçue par Olivier Passet - Xerfi

L’intelligence artificielle, c’est le nouveau concept valise, que l’on charge de toutes les potentialités, qui fait figure de point d’aboutissement de la transformation digitale à l’œuvre aujourd’hui. Il porte les promesses de services hyper performants, dans la santé ou l’éducation par exemple, mais aussi toutes les craintes d’une économie asséchée du travail humain. Cette peur entre en résonance avec ce que l’on proposait il y a encore quelques années aux économies développées comme la perspective heureuse de la mondialisation : « l’économie de la connaissance ». Face aux coups de butoirs de la technologie et de la concurrence frontale des émergents, l’espace de repli et de création de valeur des économies avancées était dans l’intelligence, autrement dit le « cerveau d’œuvre ». Or voici que la catalyse des réseaux neuronaux, des ordinateurs quantiques qui repoussent les limites de la loi de Moore, du big data, ouvrent la perspective de dispositifs informatiques, dotés de capacité d’apprentissage, capables de simuler et parfois de vaincre l'intelligence humaine dans certains domaines. Et cette perspective fait nécessairement ressurgir l’idée d’une éviction de l’homme par l'algorithme. Qu’en est-il des potentialités réelles de l’intelligence artificielle ? Quels en sont les usages aujourd’hui et à horizon de 20 ans ? C’est sur la base de cette analyse de l’offre que nous essaierons de décrypter l’impact de l’IA sur la l’organisation et le contenu du travail.

Intervenant.e.s :
Olivier Passet, directeur des synthèses, Xerfi
Julien Pillot, professeur-chercheur associé, Paris-Sud
Frédéric Lefebvre-Naré, expert des métiers des data, directeur scientifique et technique d'instituts d'études marketing et de start-ups (à confirmer)
Animation : Mounia Van de Casteele, XerfiCanal

  • 12h-13h / Comprendre le comportement des recruteurs pour mieux lutter contre les discriminations

Session conçue par Anne-Célia Disdier (PSE-INRA) en partenariat avec la Chaire Travail, PSE/Ecole d'Economie de Paris

Le CV anonyme favorise t-il les candidats d'origine étrangère ? Les filles sont-elles toujours discriminées en mathématiques ? Cette session présentera deux études empiriques originales illustrant à la fois les difficultés à mesurer correctement les comportements discriminatoires et la diversité des mécanismes sous-jacents : le comportement des recruteurs n'est pas toujours celui auquel on s'attend.

Intervenant.e.s :
Luc Behaghel, professeur associé à PSE, directeur de recherche INRA
Thomas Breda, professeur associé à PSE, chargé de recherche CNRS
Animation : Emmanuelle Souffi, le JDD

  •  14h-15h15 / Innovation et qualité de l'emploi

Session conçue par Christine Erhel - Cnam

Les débats sur le potentiel de création et de destruction d’emplois de la vague d’innovations actuelle (et notamment de la digitalisation et de la robotisation) sont fréquents. Ses effets en termes de qualité des emplois (conditions de travail, salaires, stabilité de l’emploi, temps de travail…) sont moins souvent abordés, alors même qu’ils apparaissent ambivalents. Il s’agira dans cette table ronde de les mettre en débat, en s’appuyant sur des recherches récentes, menées en France et dans une perspective de comparaison internationale.

Intervenant.e.s :
Philippe Askenazy, économiste du travail, directeur de recherches au CNRS, chercheur à PSE
Sandrine Cazes, Senior Economist, OCDE
Christine Ehrel,Cnam, titulaire de la chaire économie du travail, directrice du CEET
Jérôme Gautié, économiste, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d'économie de la Sorbonne
Mathilde Guergoat-Larivière, maître de conférences LIRSA/CEET, Cnam
Animation : Philippe Mabille, directeur de la rédaction, La Tribune

  • 15h30-16h45 / Quels défis pour la formation professionnelle ?

Session conçue par Isabelle Laudier - Institut pour la recherche de la Caisse des dépôts

Cette session traite des enjeux de la formation professionnelle. La première question est celle de la formation tout au long de la vie : quels sont les besoins des actifs ? quels impacts dans la vie professionnelle ? Il sera également discuté des enjeux du système institutionnel actuel de la formation professionnel. Enfin sera abordé le Compte personnel de formation, son fonctionnement, et ses potentialités en termes de meilleure connaissance des parcours professionnels et des emplois.

Intervenant-e-s :
François-Xavier Albouy, directeur de Recherche de la Chaire TDTE (Transitions démographiques, transitions économiques)
Nathalie Chusseau, professeure des universités en sciences économique, université de Lille I
Ronan Mahieu, directeur du développement et des relations institutionnelles de la direction des retraites et de la solidarité de la Caisse des dépôts
Alain Villemeur, directeur Scientifique de la chaire TDTE (Transitions démographiques, transitions économiques)
Animation : Isabelle Laudier, responsable de l’Institut pour la recherche de la Caisse des dépôts

  • 17h-17h40 / Autour de Bernard Gazier : L'impossible flexisécurité

Session Les Économiques

La flexicurité n’a pas bonne presse. Il s’agit de réformer le marché du travail pour le rendre mieux adapté aux défis de la mondialisation en passant des anciennes protections de l’emploi dans l’entreprise aux nouvelles protections des mobilités sur le marché du travail. Pour les uns elle est un substitut inutile et compliqué à la flexibilisation pure et simple. Pour les autres elle est une trahison des idéaux de la social-démocratie et entérine le financement par les impôts de ce que devraient payer les entreprises. Pour beaucoup elle est simplement inefficace, coûteuse et, au mieux, pertinente dans certains petits pays nordiques.
L’expérience française dans ce domaine nourrit le scepticisme voire l’hostilité : de très nombreuses réformes ont été effectuées au nom d’une « flexisécurité à la française » et le moins qu’on puisse dire est que les résultats se font attendre.
Un compromis est inévitable en Europe entre mondialisation et protection des travailleurs (cf. les Gilets jaunes), mais la flexicurité, qui en est un, souffre de beaucoup de limites : elle suppose des négociations entre partenaires sociaux et gouvernements, ce qui est un bon point, mais celles-ci manquent : de métrique, d’objectifs intermédiaires et d’évaluation. Et la prise en compte de la croissance ralentie doit être explicite. C’est pourquoi la perspective qui devrait s’imposer, à moins que les tendances à la flexibilisation directe ne l’emportent, sera une autre version du compromis, pour l’instant largement ignorée : celle des mobilités protégées et du partage du travail tout au long de la vie.
On en donnera des exemples, pris dans un petit pays non nordique et finalement assez proche de la France : l’Autriche, avec la réforme des indemnités de licenciement, les fondations de travail, la gestion des saisonniers…

Intervenant.e.s :
Bernard Gazier, économiste, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l'Institut universitaire de France
Animation : Jean-Marc Vittori, éditorialiste, Les Échos

  • 17h50-19h / Quelle ordonnance pour le marché du travail ?

Session conçue par Eric Heyer - OFCE Sciences Po

En cours...

Intervenant.e.s :

  • 19h15-20h30 / Joute étudiante : travailler plus pour gagner plus ?

Session conçue par le Club de débats économiques (étudiants de Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Des étudiants présenteront un point de vue argumenté et convaincant, départagés par un vote du public et par un jury d'experts, qui prendront la parole pour éclairer les échanges.