Autour de la BD de Zeina Abirached

"Le Piano oriental"

Le Piano oriental

21 novembre 2016
28 février 2017

En décembre 2015, Zeina Abirached, bédéiste et illustratrice franco-libanaise, signait la carte de voeux 2016 du Conservatoire. Un an plus tard, l’établissement est heureux d’accueillir sur ses grilles une exposition autour de son dernier ouvrage, Le Piano oriental, publié chez Casterman.
Ce roman graphique, largement inspiré de l’histoire de son propre arrière-grand-père, nous entraîne dans le Beyrouth des années 60, sur les traces d’Abdallah Kamanja qui poursuit le rêve d’inventer un piano permettant de tisser des liens entre les musiques d’Orient et d’Occident. Après vingt ans de recherche et d’essais, il mettra enfin au point un système expérimental offrant à un banal piano droit la possibilité de jouer le quart de ton des musiques orientales, et cela sans en changer ni la forme, ni fondamentalement la pratique.

Les thèmes abordés par Zeina Abirached dans cette bande dessinée entrent donc à plus d’un titre en résonnance avec les valeurs portées par le Cnam. D’abord, parce que le Conservatoire nourrit depuis plus de 220 ans des rapports très étroits avec l’innovation technologique et la valorisation de l’esprit de création, esprit que porte tout au long de l’ouvrage Abdallah Kamanja. Ensuite, parce que comme son auteure, l’établissement entretient des liens très forts avec le Liban, où il est présent depuis 1973 et où il forme près de 4 000 auditrices et auditeurs chaque année. Enfin, parce que Le Piano oriental est un récit double qui explore avec humour et tendresse le rapport de l’auteure à ses deux langues maternelles, le français et l’arabe, et symbolise une sorte de clin d’oeil à la convention de partenariat signée en juin dernier avec l’Institut du monde arabe pour l’apprentissage et la promotion de la langue et de la culture arabe.